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Journal de création3 min de lecture

J’arrête de me cacher derrière la langue

Par Cédric · Publié le · Cette entrée raconte la journée du 31 octobre 2026.

Avant d’aider d’autres créateurs à dépasser la barrière de la langue, j’avais déjà une étape à franchir : appuyer sur le bouton pour me filmer.

Une raison de plus de repousser

Parler face à une caméra me mettait déjà mal à l’aise. En plus, je me disais que je devais le faire en anglais. Les personnes que je voulais toucher n’étaient pas forcément françaises. Alors, avant même d’avoir fait une vidéo, parler français me semblait déjà être un compromis.

Sauf que l’anglais est moins naturel pour moi. Je dois réfléchir aux mots en même temps qu’à ce que je veux raconter. Ça me donnait une raison de plus de repousser. Le 31 octobre, j’ai décidé de raconter cette histoire en français et de tester notre idée sur moi : est-ce que mon message peut voyager sans que je doive rejouer toute la vidéo ?

L’épisode de cette entrée
56,4 secondes

Tourné en français. Doublage IA et synchronisation labiale dans la langue sélectionnée.

La même piste traduite dans les deux versions.

Télécharger les sous-titres

D’abord, un résultat qu’on peut vraiment regarder

On a commencé par un court pitch en français sur les formations que l’on pourrait rendre accessibles dans d’autres langues. On a créé des versions en anglais, en espagnol, en italien, en chinois mandarin et en allemand, en gardant l’original français. L’objectif était d’avoir quelque chose à écouter, plutôt qu’une explication de plus sur ce que l’IA pourrait faire un jour.

Ces premières traductions nous permettaient de tester la voix, les formulations et les sous-titres. Le visage gardait les mouvements de la prise française. Entendre une autre langue sur les mêmes images rendait l’idée concrète, mais faisait apparaître la question suivante : qu’est-ce que ça donne quand on regarde la bouche ?

On a donc testé le lip sync en anglais. La comparaison utilise exactement le même audio anglais avant et après : d’un côté, les mouvements de bouche d’origine ; de l’autre, les mouvements adaptés. Tu peux ainsi regarder ce qui change dans l’image sans être distrait par une voix ou une interprétation différente.

Le montage avait aussi besoin d’une histoire

Même une bonne démo a besoin de contexte. La vidéo longue commence par ce qui me bloquait, explique pourquoi parler français m’aide, puis pose la question : ça, c’est la théorie, mais en pratique, ça donne quoi ? C’est seulement à ce moment-là que le vrai exemple anglais arrive.

On revient ensuite à ma prise française pour inviter les gens à suivre ce que je construis avec mon associé. On a retiré une fin trop abrupte et un logo que le récit n’amenait pas vraiment. Je voulais que la vidéo ressemble à quelqu’un qui partage une expérience, avec un début et une fin que tu peux suivre.

Cette histoire personnelle existe maintenant en anglais, en français, en espagnol et en allemand. Le français est la prise d’origine et contient une démonstration en anglais. Les autres versions utilisent un doublage et un lip sync par IA. Tu peux les examiner, avec aussi des références qui conservent les mouvements de bouche d’origine.

Ce que ce premier test m’a appris

Le résultat me donne quelque chose de concret à travailler : mes propres images dans plusieurs langues, avec des voix, des sous-titres et des mouvements de bouche que je peux comparer. Je peux repérer ce qui paraît naturel et ce qui mérite d’être repris.

Pour moi, le premier changement utile est plus simple : je peux partir d’une prise dans la langue où je suis à l’aise. Maintenant que plusieurs versions existent, la prochaine question est de savoir où les publier pour que chaque audience puisse suivre l’histoire.

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Quatre langues. Un seul compte. Le prochain problème.

1er novembre : les vidéos traduites existent. Maintenant, il faut que chacun trouve la version qu’il comprend, sans que les publications deviennent ingérables.

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