Les origines3 min de lecture
Tout est parti d'un cours de yoga que ma famille ne pouvait pas suivre.
Par Cédric · Publié le
Une formation que je voulais partager
J'aidais mon école de yoga à Chiang Mai à travailler sur son site et sa formation en ligne. Je connaissais le contenu et j'avais envie que ma mère et ma sœur puissent en profiter aussi. Il y avait un obstacle assez simple : la formation était en anglais, et elles ne parlaient pas anglais.
Le savoir existait déjà. Quelqu'un avait pris le temps de l'organiser, de l'expliquer et de l'enregistrer. L'école avait déjà des élèves qui apprenaient grâce à ce contenu. Mais au moment de le partager avec deux personnes proches de moi, la langue rendait tout ce travail inaccessible.
La question qui est restée
En discutant avec un ami, j'ai commencé à regarder le problème autrement. Et si cette école pouvait proposer le même enseignement en français ? Que faudrait-il pour traduire les cours, créer une version parlée, ajouter des sous-titres et garder un rythme assez proche pour qu'on puisse suivre confortablement ?
La question s'est vite élargie. Beaucoup de personnes savent bien expliquer quelque chose dans une langue : des profs, des créateurs de formations, des gens qui animent une communauté Skool ou qui partagent ce qu'ils savent dans une vidéo courte. Est-ce qu'ils pourraient garder la prestation déjà enregistrée et l'adapter à d'autres personnes ?
Je suis devenu mon premier terrain d'essai
La personne la plus simple à mettre devant la caméra, c'était moi. Et ça rendait l'expérience très concrète. Parler face caméra demande déjà un peu de courage. Me dire qu'il fallait le faire en anglais me donnait une raison de plus de repousser. Si je pouvais parler naturellement en français puis obtenir une version anglaise convaincante, je pouvais tester cet obstacle du côté du créateur aussi.
On est donc partis de mes propres rushs. Un court pitch en français est devenu plusieurs versions dans d'autres langues. On a écouté les voix, regardé les sous-titres et testé la synchronisation labiale. Puis on a construit une histoire plus longue, avec du contexte, un vrai exemple traduit et une fin qui donne une raison de suivre la suite.
Les détails sont devenus le travail
L'idée tient facilement dans « traduire une vidéo ». Quand tu regardes le résultat, le travail devient beaucoup plus précis. Est-ce que cette phrase se dirait vraiment à l'oral ? Est-ce que la voix suit le rythme ? Est-ce que les sous-titres restent lisibles avec les boutons d'un réseau social autour ? Qu'arrive-t-il au visage quand on adapte les lèvres ?
C'est ce qu'on apprend à régler avec AltaCross. On montre le tournage original et les versions traduites parce que je veux que chacun puisse juger le résultat directement. Ces comparaisons nous aident aussi à voir ce qui mérite d'être repris.
Une idée qui fait apparaître la question suivante
Créer les versions nous a amenés au problème suivant : comment les partager sans mélanger plusieurs langues dans le même fil ? On explore un compte par langue et une façon de rendre tout ce processus plus simple à gérer. Il reste du travail, et ça fait aussi partie de l'histoire.
AltaCross est né de l'envie de permettre à deux personnes qui comptent pour moi de comprendre un contenu que je trouvais précieux. Je documente l'avancement parce que la façon la plus utile d'expliquer l'idée, c'est de la montrer en train de se faire : un vrai tournage, une autre langue, puis le problème suivant à résoudre.

